Le Level One vs. Paris-Marseille racing 2, l'anti-dépresseur naturel

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narutards

Avant, la télé c'était tout autre chose. Avant quoi ? J'en sais foutrement rien. Il est possible que les contenus aient un peu changés avec le temps. Notre œil a aussi mûrit, et nous ne voyons plus le petit écran de la même manière.Alors les vieilles images, que nous regardions petits s'offrent à nous une seconde fois pleines d'une nostalgie fondamentale. Une deuxième grille de lecture se superpose à la première et nous découvrons quelque chose de nouveau. C'est le cas pour ma part avec des vieilles émissions, des vieilles interviews et des moments de télés où nous étions présents et fidèles au poste. Parmi ceux là, les premières heures de Game One, la chaîne dédiée à l'actualité des Jeux vidéos, prenaient beaucoup de place dans mon emploi du temps de jeune bonhomme.Et dans la grille de programme on trouvait quoi ? Level One. Une émission avec plusieurs présentateurs qui s'y sont succédés, dont le but était de montrer aux téléspectateurs le premier niveau d'un jeu qui venait de sortir. Le plus amusant restait encore les animateurs, qui ne faisait pas que "jouer". Ils étaient plutôt marrants, et sans aucun doute un peu acagnardés.C'est le moment où il va falloir montrer du respect; ces mecs là faisaient du stream en 1998. On ne fait plus visionnaire. Il est d'ailleurs assez surprenant que le stream ne prenne de l'ampleur que bien plus tard, dans la mesure où Game One diffusait déjà à l'époque Fifa, Starcraft et Counter Strike sous forme de compétition retransmise. Il est bien évident que la démocratisation des moyens nécessaires à créer du contenu y est pour quelque chose. Mais quid de l'engouement ? Il fallait des précurseurs, comme eux, pour démocratiser le jeu vidéo peut être. Parce qu'ils avaient la recette magique, c'est une certitude.A côté de cela, il y avait aussi l'esprit du streamer actuel dans le Level One. On regarde un trublion jouer au premier niveau d'un jeu, raconter sa vie, des conneries et présenter globalement le jeu. Le stream a en quelque sorte, été inventé à la télé.Il y a une émission particulière de Level One, qui sert clairement d'anti-depresseur tant elle est à se taper le cul par terre. Et pour cause, c'est Gerard Baste, du groupe Svinkels, qui joue avec un second présentateur emblématique de Game One Johann Lefèbvre (petit fils d'Andre Lefèbvre, inventeur de la Citroen DS comme il le rappelle sans arrêt au point que Wikipédia le sache). Il y a bien sûr les interventions de Nabil, pour ceux qui s'en souviennent.

https://youtu.be/xAjx0uQ_iTY

Ce test d'un jeu de type "grande surface" est donc à côté de la plaque. Hilarant, vu la qualité du jeu qui permet d'incarner 6 personnages sur 4 circuits. De vrais amateurs de jeux vidéos qui meurent de rire devant le foutage de gueule massif que représente cet ovni. Entre les graphismes et la quatrième de jaquette, cette bouse cosmique n'a rien pour elle. Personne n'a voulu vendre cette daube, et leurs réactions restent cultes.Sur le plateau qui ressemblait à un salon cosy, il n'y a aucunes limites. Les protagonistes sont ensuite projetés sur le jeu pour nous le montrer. Déjà là, il y avait une élan futuriste. L'émission d'une vingtaine de minutes a été diffusée dès 1998. Ils font figures de précurseurs en la matière sur tous les plans, et malgré le temps rien n'a vieillit. Les revoir jouer avec les jeux que nous possédions petits restent sympathiques, tandis que leurs vannes n'ont rien perdu de leur éclat. C'est en cela qu'une redécouverte s'opère et je vous invite à la partager.

https://youtu.be/4IiU_rITFTET

ester des jeux et fédérer une communauté autour de cette activité est devenu un job à part entière. Avant Game One la visibilité n'était pas la même. Une presse spécialisée s'est développée, au même titre que de très nombreux évènements (Paris Games Week, Micromania Game Show). Youtube et Twitch ont achevés cette expansion monstrueuse. L'exposition de ce genre de galipettes vidéoludiques est aujourd'hui inégalable. Pew Die Pie, le Youtuber phare, a buisiness model qui repose entièrement sur cette activité et les exubérances de sa personnalité. Sur tous les types de média, c'est en fait le format Level One qui s'est popularisé. Il vient du tout début des années 2000, mais savait déjà gérer cette image qui perdure depuis eux.Il est arrivé au Level One de recevoir des invités, des téléspectateurs et même d'être en lien avec eux par téléphone. Que fait-on de différent sur internet ?

https://youtu.be/c0zxMYALpQ8

Le créateur de l'émission est Marcus, et son départ était lié aux rachats des parts de la chaine par une société qui désirait vraisemblablement orienter les avis des testeurs. Les autres comme Johann Lefèbvre ont pris la relève et sont restés longtemps au niveau un. Gérard Baste, qui mérite un bon big up, a continué de percer dans le rap alternatif en demeurant un narvalo d'exception.

https://youtu.be/H1GZydVTdnI

(Mets ce ptn de lien dans ta barre URL: https://www.facebook.com/Gerard-Baste-173778336245/)

Ouais ouais mon pote. Svinkels est en tournée. Bref, après ça la chaine Game One s'est embourbé dans la manga-isation de la société et ils ont finit par tout voir avec des yeux bridés pour ne laisser place qu'à des ninjas dopés qui se jettent des boules de feu foireuses.