PUBG: Survivre, un nouvel art de jouer ?

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Pourquoi cet acronyme est dur à prononcer ? Pourquoi un titre aussi philosophique ? Que de questions auxquelles je ne répondrai pas dans l'article.PUBG est le petit nom de Player Uknown's BattleGround. C'est un jeu édité et développé par Blue hole, studio créé en 2007, à l'origine d'autres trucs que je ne connais pas comme "Tera: Fate of Arun" (globalement un MMO free to play).Player, pour joueur, Unknown pour Inconnu, Battleground pour Champ de bataille (oui, je suis quasiment bilingue bande de bâtards). Qu'est ce qu'il y a comprendre dans cette phrase sans verbe ? Juste que vous serez un joueur inconnu largué sur une zone de guerre.Un champ de bataille assez vaste, à l'image d'une petite région et donc composé de territoires urbains, de fermes, de routes, etc... sera votre terrain de jeu. Seul, vous serez largué sur cette île, les mains dans les poches, avec une centaine d'autres pécors. Le but sera de trouver de quoi tous les éliminer, et d'être le dernier en vie grâce à vos loots (ce que vous trouvez), vos skills (votre manière de gérer les situations) et votre intelligence (je ne vais pas tout, toujours, t'expliquer ptn).Tu n'as pas de pseudo dans le jeu, si tu meurs, tu meurs (chienne de vie) et si tu es le "last man standing" tu peux garder les fringues que t'as trouvé par terre. Voilà le but. Survivre et garder ces vêtements virtuels qui sont de véritables trophées.C'est le moment crucial où tu commences à te dire: mais je m'en branle de ton jeu et que tu m’expliques son fonctionnement !En vérité, même si tu t'en tamponnes le coquillard de ce jeu, y'a des choses qui vont t'intéresser. Par exemple, ce jeu a fait 100 millions de dollars de recettes avant l'été, dont un week end à 11 millions de dollars. Comme titrait Geekzone, ça fait beaucoup d'acheteurs (environ 4 millions sur les trois premiers mois) pour un jeu pas terminé (à 30 euros le jeu, ça fait surtout beaucoup de pognon). De là à dire que c'est laid vous vous avancez un peu, et ça reste votre avis.Actuellement, près de 20 millions de jeux ont été vendus. Le jeu vidéo, c'est une entreprise rentable bordel, super rentable.Mais ouais, le jeu n'est pas terminé. Il n'est pas laid, il est juste pas fini. Clairement pas. Même si tout ça suit son cours ! Les joueurs vont avoir droit à une nouvelle map, peut être de nouveaux moves, et le reste sera patché pour que tout ça n'arrive plus (enfin, on l'espère):Il y a bien quelque chose avec ce jeu, vous ne pensez pas ? Une sorte de stress pré-traumatique, qui fascine le joueur. Une sorte d'instinct de survie, qui le pousse inlassablement à relancer le jeu dans l'espoir de faire durer la partie plus longtemps, dans l'espoir de survivre et de gagner. Il n'y avait aucune pratique, aucune attente, aucun désir.Le jeu est tout bonnement tombé comme ça, et désormais des tonnes de streamers sont épiés par des gamers. L'air hagard, la bouche pleine de corn-flakes, on les regarde survivre eux aussi, et s'entretuer jovialement. Lorsqu'on joue en équipe (ce qui est possible en Duo, ou en Squad jusqu'à 4) "spectate" est une activité à part entière. On retrouve cette même sensation en regardant cette lutte acharnée. Et il faut dire que le jeu est cruel. Il faut être rapide, bien looté, se battre pour se faire une place dans les endroits riches en objets et se déplacer en bonne intelligence.A plusieurs, la coopération est l'une des clés du succès, et il ne faut rien négliger pour ne pas perdre un membre du groupe. Sans cesse à la recherche de quelqu'un à tuer, sans cesse à la merci des gens qui collent au train ou qui fouillent une baraque devant nous; la prudence s'impose. Mais attention, la zone dans laquelle les combats se passent ne fait que rétrécir, hors de celle ci, vous mourrez. Un foutoir de 64 bornes carré, où n'importe qui et de n'importe où peut payer son headshot au Kar94. Tu ne sauras pas qui, ni d'où, ni comment. Tu seras juste bon pour recommencer, encore et encore, jusqu'à placer à ton tour des Headshots inexplicables et jouissifs.Eh oui, c'est un Battle Royal, et on nous force à tuer en concentrant les tueurs dans la même zone. De plus en plus proche, toujours en déplacement, il devient capital de maitriser tous les stades du jeu pour y prendre du plaisir. Il faut découvrir d'abord, s'amuser de sa propre mort, et persévérer pour parvenir à quelque chose. C'est cette manière de jouer qui pousse à la frénésie, autant qu'une fois qu'on nous a montré ce frisson on souhaite le redécouvrir seul ou avec celui qui nous l'a fait découvrir (rien de sexuel dans cette ptn de phrase).C'est aussi son exigence. Le moteur graphique n'est pas si détestable, presque tout est frappé d'une logique que nous comprenons vite. Ainsi, le fait que nous soyons sur un large champ de bataille et que nous disposions d'un éventail d'armes plutôt courtois, permet de galérer comme de pouvoir être assez avantagé par le stuff, la connaissance des zones et des types d'échanges qui y règnent.Tout va très vite, et le succès du jeu permet de relancer une partie instantanément (fort heureusement). Car oui, tout va très vite, tout est très technique, et la profondeur du jeu autant que son évidente simplicité conceptuelle, permet d'accrocher aussi rapidement, quitte à devenir accroc. Accroc à cette sensation de vulnérabilité, à ce désir de maitriser de mieux en mieux les arcanes du jeu pour jouer plus longtemps, pour être le survivant seul ou en équipe.Un jeu basé sur un univers visuel très proche de l'iconographie classique de la survie en fait un terrain connu. Pourtant, la mort n'est pas idéalisée, glorifiée, attendue. On clamse sans arrêt, à chaque partie, et ce n'est pas décourageant, ce n'est pas usant, ce n'est pas rédhibitoire (contrairement à un film ou le personnage va disparaître de l'univers visuel). Comme je l'écrivais plus haut, regarder l'équipe, regarder un streamer, s'avère toujours intéressant bien que nous soyons hors champ. On aide, on assiste, on copilote, on comprends.Et grâce à ce petit travail d'observation, de répétition, on apprend. On avance, on progresse, vers cet achèvement qui devrait tuer le jeu: Gagner. Je n'en suis point là, je peaufine ma phase d'observation et un de ces quatre matins je latterai bien assez de monde pour gagner. Mais la fin ce n'est pas gagner, c'est quelque chose d'autre et de contenu dans toutes les composantes du jeu, qui explique à la fois son succès et sa rentabilité.Pour l'instant, personne ne concurrence PUBG. Il y a bien sûr un parallèle sympa à faire avec DayZ, et il est probable que pour survivre PUBG se renouvelle, évolue. Il y a quelque jours, le serveur test permettait de nouveaux mouvements, comme grimper les murets si chiants à sauter. Tout est à améliorer, à parfaire, et dans le même temps des copycats (meilleurs que Fortnite) se multiplieront.Touchez donc à PUBG si vous en avez l'occasion, ça vous fera du bien et ça vaut le coup (enfin j'dis ça, t'auras toujours de mois de retard).PS: Vu que le jeu est infesté de bugs, chaque partie réserve son lot de surprises, d'évènements intriguants voire hilarants. Le florilège ne désemplit pas sur internet, et en plus de nos propres visions de l'enfer, je vous abandonne à ce que Youtube propose de meilleur. 

Jeu vidéoCharal