Stranger things Saison 2: Apologie du jeu de rôle, des 80' bien sentie et du trou paumé américain.

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Qu'y a t-il à dire sur la seconde saison de Stranger Things ? Dois-je la regarder ? Est-ce qu'elle est mieux ou moins bien que la première ?Que de questions auxquelles nous allons répondre dans la joie et la bonne humeur.Composée de neuf épisodes, cette saison commence un moment après les évènements qui ont secoués la petite ville d'Hawkins. A priori, le Démogorgon est vaincu et le cours de la vie de tout le monde semble avoir repris. Le seul personnage légèrement perturbé, demeure le brave Will, dont le quotidien est dévoré par de terribles visions.Des projections de l'upside down, et d'une créature gigantesque, nichée dans un orage rouge. Bref, je ne vous fait pas un dessin, ça va être une tape du tous contre tous pour vaincre ce machin et sauver Will une seconde fois.Si ab initio, on pouvait se poser la question de l'utilité d'une seconde saison pour proposer ça, l'idée qui me trottait dans la tête est très vite passée. Pourquoi ?Parce que tout en restant hyper superficiel sur certains de ses personnages, Stranger Things parvient à donner une réelle profondeur à certains autres, et une aspérité sévère, rigoureuse, évocatrice et souvent élégante dans les sentiments qu'ils partagent. C'est à dire qu'on a à faire à des retardés relativement inutiles et des personnages bien plus riches, mais que les interactions qu'ils ont permettent une synergie sympa.Dans Stranger Things, tout est question de synergie, et la référence au jeu de rôle déjà largement ouverte dans la première saison, est parachevée dans ces nouveaux épisodes. On a même droit à un épisode sur Eleven, qui nous plonge dans une logique assez nourrie de "jeu de rôle" dans la réalité. Avec des personnages particuliers (plus encore que la bande de gamin), comptant un Punk Chaotic Evil, un Guerrier Neutral Good et "Eight" la fameuse "Lost Sister", ce genre de bail. Il en va de même vers la fin de la saison, où chaque groupe de personnage (composé de façon assez intéressante par ailleurs) parvient à user de ses "compétences" et à se partager les rôles pour maximiser les chances de victoire.Cette affaire de disposition, d'organisation d'un groupe de personnage que nous suivons et qui évolue fait penser à tout ce qui évoque le rôle play. Comme LOTR, ou Skyrim, ou n'importe quelle fantasy susceptible d'avoir un écho lointain au D20.Ce qui est fascinant dans cette perspective, bien plus nourrie que dans la saison une, c'est qu'elle s'inscrit dans un univers très 80. Une ambiance rétro, proche De Retour vers le futur, de la chambre du moutard d'ET, de tout ce qui était visuellement présent dans la première saison déjà. Avec des lubies qui proviennent de la machine à mythe hollywoodien en background, on est constamment en présence d'un univers sollicitant l'oeil du connaisseur. Comme l'alien dans la salle d'audiovisuel des geeks de l'école, ou le soir d'Halloween, du Bal de promo, voir le terrain vague avec un bus abandonné qui sert de campement... Ces cols roulés aux couleurs vives et ces baskets en cuir blanc avec un jean clair à l'ourlet parfait, et j'en passe. Vous voyez de quoi je parle ?Tout s'emboite parfaitement pour fournir un cliché d'une époque et d'une mentalité entière, pour faire juter une aventure dans le cadre d'une enfance circonstanciée. On semble tout reconnaître, alors que la magie est là; dans la reproduction d'éléments, la manufacture de clins d’œil.Entre tout ces éléments, on trouve le flic alcoolique et dévoué, fumant clope sur clope dans sa bagnole légendaire. Il en jette un max, et il parvient à sortir tout le monde de la merde avec son haleine parfumé au bourbon, ses petits secrets et ses grands souvenirs dont il ne parle jamais.On a aussi la mère de Will, qui passe son temps à tenter de gérer une famille déjà douloureusement eclatée, qui souffre toujours plus par la faute d'aliens venus d'un monde à l'envers pour torturer son fils de toutes les manières. Belle determination, beau jeu d'actrice, j'aime cette manière de faire.Si initialement je partais déçu, pour vivre cette aventure encore une fois, arrivé à la fin, je suis ravi d'avoir revu ces personnages. Je formule et porte la même crainte qu'à la fin de la première saison; voyons ce que réserve la suite.Bien que les "Duffer Brothers" aient prouvés des bonnes compétences en matière d'écriture (pour faire rêver, voyager, craindre et surtout imaginer), comment se sortir de ce mauvais pas ? L'Upside Down est-il de nouveau capable de faire parler de lui à Hawkins ? Stranger Things peut-il survivre sans lui ? Quid ?Apparemment, le monstre n'est pas vaincu et reviendra ! Donc on restera joyeusement dans un univers tout à fait semblable à l'avenir. Nous verrons ce qui en est fait à ce moment ! Patience donc. Mefiance aussi.A voir plus tard, quand vous aurez maté la saison deux, ou autre chose hein, tu fais ce que tu veux ptn.

TélévisionCharal