Cuphead : gloire au rétro

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Cuphead est un jeu vidéo de plates-formes/action, développé par le studio MDHR, fondé par les frères Moldenhauer.S’il a beaucoup fait parler de lui dans le monde vidéoludique ces derniers mois, c’est pour plusieurs raisons.

Le postulat de départ du jeu est « Don’t deal with the devil », ou « Ne pactise pas avec le diable ». Conseil ma foi, fort recommandable. En effet, les deux personnages principaux, Cuphead et Mugman, vivent reclus dans une maison, sous la houlette de Elder Kettle, mentor à la manière d’un Tortue Géniale pour les connaisseurs.

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En voilà des belles gueules de mentors

Faisant fi des conseils avisés de cette brave théière, les deux héros filent au casino dès la première occasion venue, et par pur appât du gain, jouent leur âme au diable pour un quelconque pécule. Vous imaginez évidemment la suite. « La maison gagne toujours », vous dira ce pote qui connaît par cœur les proverbes de la langue française.Afin de rembourser leur dette, nos larrons vont devoir collecter les âmes de toutes les personnages qui ont la malchance de devoir de l’oseille au diable.

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Cuphead et Mugman parlant chinois afin de ne pas se faire graille

C’est à ce moment que nous rentrons dans le vif du sujet. Le jeu commence, et nous voilà projetés sur une carte composées de différents niveaux qu’il faudra réussir afin de progresser vers une fin certaine, de façon similaire à celle que l’on peut retrouver dans les premiers Super Mario Bros.

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Une carte qu’il vous faudra explorer de fond en comble

Les niveaux ont des natures distinctes. En premier lieu, se trouvent les niveaux « principaux », qui se composent en général d’un seul tableau, où il vous faudra affronter soit plusieurs boss, soit un unique boss qui prendra un malin plaisir à prendre différentes formes pour vous torturer avec une inventivité prodigieuse.

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Les boss du premier niveau

Les niveaux « secondaires », quant à eux, sont fondés sur le même principe qu’un Rayman Origins ou Mario Bros. Il s’agira d’avancer dans un niveau linéaire, en éliminant les différents ennemis tout en évitant le shitstorm qui s’agitera nécessairement autour de vous, afin de récupérer des pièces qui vous permettront de passer à la boutique. Ce sont des niveaux dits « Run and Gun ».

La boutique joue un rôle très important dans le développement de votre aventure. En effet, Cuphead joue aussi la carte de quelques éléments RPG, qui vous permettront de personnaliser votre personnage.Cette boutique, tenue par un cochon à moustache franchement street cred, propose donc des tirs alternatifs pour votre personnage, des variantes d’attaques spéciales, ou encore des bonus spécifiques, comme des vies supplémentaires.

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Un cochon gitan plutôt utile

Cuphead se présente donc comme un jeu aux mécaniques relativement classiques, bien que brillantes d’efficacité. Le héros peut donc sauter, tirer selon certains angles, et « dasher », faire un bond en avant.Ce qui fait sa réelle force, c’est un amour sans borne pour le rétro.

En effet, il a su imposer une patte graphique jamais vue jusqu’alors, grâce à une esthétique cartoonesque digne des meilleurs moments des Looney Tunes, et largement inspirée des Studio Fleischer qui opéraient dans les années 30, créateurs notamment de l’iconique Betty Boop.Un filtre dynamique recouvre par ailleurs l’image, reproduisant à la quasi perfection les impuretés si caractéristiques d’un ancien projecteur de cinéma. Cette attention supplémentaire nous plonge définitivement dans les années 30, avec une image pourtant très lisse, et animée à merveille.

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Quelques designs du Studio Fleischer

D’autre part, la musique, composée par Kriss Maddigan, est une ode au rétro, tant par la bande originale que par les bruitages, qui sauront parfaire cette immersion incomparable.

https://www.youtube.com/watch?v=aSRHJmNJuQU

Enfin, et c’est certainement le point qui a accordé autant de visibilité au jeu, Cuphead est un jeu véritablement exigeant. Ici, pas question de traverser les différents niveaux avec aisance, l’esprit légèrement embrumé, et s’émerveiller devant le level design. Il faudra faire preuve de réflexes millimétrés, d’un timing impeccable, et d’une coordination parfaite des différents mouvements du personnage afin de défaire les différents ennemis qui se présenteront à vous.Cette difficulté, similaire à celle des jeux de plates-formes à l’ancienne, en fera rager plus d’un, mais le jeu est d’une telle justesse qu’il vous donnera envie de recommencer encore et encore, pour arriver à bout de tous les niveaux. Un réel sentiment de satisfaction prendra alors le pas, une fois que les mécaniques du jeu seront maîtrisées.

Alors, qu’est-ce que t’attends encore pour aller mettre une fessée au diable ?

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Elder Kettle les Bons Tuyaux

Jeu vidéoCharal