L'agence: A la croisée des mondes, entre SF et Romantisme.

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Sorti en 2011, l'Agence est un film qu'il faut avoir vu afin d'en penser quelque chose. Du bien, du mal, mais toujours quelque chose.Ce qui est intéressant est qu'il se prête à un certain nombre de situations complexes, lors desquelles le choix d'un film est épineux. A mi chemin entre Feel Good Movie, comédie romantique à la con, film de sciences fictions, dans le velours feutré des jeux de pouvoirs; à voir seul, triste, curieux, ou avec son âme sœur, nous sommes en présence d'un extra-terrestre.https://www.youtube.com/watch?v=wZJ0TP4nTaEPour m'expliquer sans détruire la finalité du film, je vais être précautionneux. Posons juste le cadre, et donnons un peu envie. Matt Damon est un élément montant de la vie politique américaine, jeune et dynamique, l'ancien orphelin de Brooklyn veut devenir gouverneur de l’État de New York. Avant un discours qu'il préparait sans envergure particulière, il croise une jeune femme par hasard jouée par Emily Blunt, qui l'inspire démesurément. Après un baiser, ils se séparent, et cet instant magique suspendu dans leurs entrailles ne voudra jamais s'arrêter de durer.Sauf qu'une Agence mystérieuse, équipée de chapeau et d'une manière générale plutôt très bien sappé, vont tout faire pour les séparer. Il faut entendre par là, maîtriser les affres du destin, les éventualités et les hasards venant à les réunir. C'est, ab initio, assez dur à comprendre. Ces hommes cherchent à faire respecter un "Plan" assez mystérieux, inscrit sur des carnets tout aussi mystérieux. Par de petites bousculades dans les évènements, ils parviennent à bousculer les destins entiers, et pour une raison que nous ignorons ces deux êtres ne sont pas fait pour être ensemble.Tiraillé entre la recherche de la vérité et l'envie de vivre une passion qui lui est interdite, le personnage principal va surmonter ces impératifs métaphysiques pour chercher son âme sœur. Un combat démarre alors, entre ces êtres chapeautés et omniscients, et la détermination de l'orphelin de Brooklyn qui perce dans la vie politique américaine.Il se trouve que le réalisateur, George Nolfi, est initialement le scénariste. C'est sa vision intéressante de l'histoire qui lui a fortuitement permis d'accéder au siège de réal et donc d'oeuvrer à faire vivre son histoire. Histoire, qu'il a repris à Philip K.Dick en accentuant certaines idées, en changeant certains personnages, etc... De cet emrpunt nait quelque chose d'intéressant à mon goût, qui se fait défoncer pour sa "naïveté" par les critiques et les puristes.Pourtant, on est en face d'un UFO bordel. Matt Damon c'est le mec avec une tête rectangle qui joue Linus dans les Ocean's, qui joue toute sorte d'ancien Sniper/super agent à la retraite qu'on revient faire chier. Là il incarne un amoureux un peu bête, qui entame un bras de fer avec l'Agence. L'Agence est représentée par des personnages tous masculins, ethniquement bien représentés, bien habillés, portant le chapeau, veillant à ce que le plan soit respecté. Quel plan ? Quel libre arbitre ? A quel degré l'humanité est-elle libre ? Qui contrôle cet état de fait et pourquoi ?Voilà le genre de question que pose le film entre deux amourettes légères, bien qu'envoutante grâce à Emily Blunt, une danseuse contemporaine. Même si on ne comprend pas ce genre de beauté, la grâce de la dame a raison de nos lacunes d'esthètes en ce domaine: c'est promis. Alors niais, peut être, mais ce film porte en lui quelque chose d'ultra novateur, en défonçant les codes de la comédie romantique. Cette histoire aurait très bien pu avoir lieu sans l'Agence, mais le film s'appelle l'Agence. Et l'Agence est là partout, tout le temps, comme une épée de Damoclès au dessus des amoureux.Cette connerie met un peu de baume au cœur des illustres fragiles que sont les brutes, peuvent permettre un coup stratégique intéressant auprès de votre crush (homme ou femme ptn) pour la/le glisser sur le côté, voir intéresser le fan de SF comme de bisous sous la pluie.Il se trouve que Nolfi a aussi scénariser Ocean's Twelve, ou la Vengeance dans la peau. Deux films avec deux Matt Damon différent de A à Z, qui se retrouve un peu ici. Un super héros à taille humaine, qui court après un amour impossible. Une tragédie grecque modernisée, deux mondes qui se rentrent dedans par une magie sans défaut, parce qu'à aucun moment du film on se dit "Oh ça c'est gros, ça passe aps poto" en se jetant sur la télécommande pour éteindre.Un peu dans l'esprit de The Box ou l'Oeil du mal, mais en mieux réussit et avec un côté "Romance", on a un film de sciences fiction intéressant dont les traits les plus gras et commode de la SF sont remplacés par les codes du film gnan gnan à l'eau de rose. On a donc un truc qui sent le parfum de gonzesse et les relents de mazoutes steampunk raffinés en bons hommes chapeautés qui tirent les ficelles du destin.Si t'es passé à côté comme moi jusqu'à hier, saute l'occaz au prochain rencart Netflix'n'chill, ou mate le tout seul si tu veux te rincer l'oeil sur Emily, verser deux trois larmes avec des Cheetos et te fixer des résolutions que tu ne tiendras jamais.Autrement, tu peux nous suivre sur FB, sinon on te retrouvera, et te jeter sur le Menu pour trouver autre chose à te mettre sous la dent.

CinémaCharal