Netflix c'est le Qatar !

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The-Irishman-Scorsese

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Après Bright, la super grosse production Netflix (90 Millions de dollars) qui a fait 3 millions de vues en 48 heures (sur laquelle on a allègrement chié ici), nous allons assister à la naissance d'un monstre: The Irishman.Pour rappel Netflix est une entreprise qui permet de mater des séries et des films sur une plateforme dédiée en échange d'environ dix balles par mois, selon le nombre d'écran que tu choisis. Célèbre Start Up, connu pour un switch brillant dans les années 2000. Initialement une entreprise de location de DvD par correspondance (fallait porter ses couilles pour l'inventer hein), la boite se transforme et se digitalise. Elle va proposer à la location les films des autres, en abandonnant l'expédition de DvD pour devenir une interface payante où le catalogue de film se réactualise sans arrêt. Elle change sa formule, son business modèle, son image... Tout, pour devenir une chimère dans l'industrie du cinéma.En France la plateforme a quelques soucis en raison de la chronologie des médias, et a plus de mal à s'imposer que dans d'autres pays. Son catalogue est donc moins imposant, plus poussiéreux. Son expansion géographique va se faire au fur et à mesure, et ainsi faire exploser son chiffre d'affaire dans le même temps. En trois ans (de 2013 à 2016) Netflix passe de 4,3 milliards de dollar à 8,3 en 2016. On comprend mieux comment la production paye Will Smith et invite des Orcs à LA.Netflix n'est plus seulement un catalogue, car l'entreprise produit ses propres contenus (et les annule parfois, comme Sens 8 l'année dernière). Victime de ses échecs et de ses succès dans la production, Netflix peut désormais assurer la création de séries originales, partager l'affiche sur des licences Marvel, et diffuser ses contenus sans se soucier de l'industrie du cinéma. La chimère s'autosuffit.Elle fait preuve d'ambition, d'abord avec Bright qui a trouvé son public et ouvre donc la voie à un second opus. Mais elle veut révolutionner l'industrie du cinéma, en reprenant ses codes et ses caractères pour séduire tous les types de publics. C'est là qu'on commence à parler de The Irishman.On s'attaque là à un film en projet, produit par Netflix, avec au casting Robert De Niro et Joe Pesci, mais aussi Action Bronson et Al Pacino, sous la direction de Martin Scorsese. Le duo phare des Affranchis et de Casino de Scorsese, vont apparemment incarner des tueurs à gage dans une histoire tirée du livre "I heard you painted houses" de Charles Brandt. Expression qui nous vient tout droit du milieu, désignant les tueurs à gage qui repeingnent les murs de sang en soignant la mort de leurs contrats.Nous sommes en présence d'un tour de force. D'abord Will Smith, qui a orienté sa carrière vers la science fiction dès Men in Black en 1997, complété par I Robot ou Je suis une légende. On s'attaque à du plus lourd en allant marcher sur les plates bandes de Robert et de Joe, qui sont les figures de proues des ritals fâchés au cinéma depuis des décennies.Quel est l'intérêt pour eux d'ancrer leur image dans ces filmographies, dans ces univers et en faisant porter ces projets par des monuments du cinéma américain ? Le fond de poche de Netflix leur permet désormais de se payer des acteurs, des réalisateurs et des scénaristes légendaires. Ils vont donc s'inscrire en premier lieu dans l'industrie du cinéma, en proposant des divertissements d'une ampleur semblable à celle proposée par Hollywood depuis toujours, en les distribuant d'une manière exclusive. En second lieu, cela permet de séduire des publics, des fanatiques de ces univers, en les faisant adhérer à la plateforme pour continuer et développer leur expérience.A charge pour Netflix de convertir les nouveaux arrivants en clients fidèles et susceptibles de voir ou de revoir leurs références en ligne, comme de prouver qu'ils sont à la hauteur des références qu'ils mobilisent pour créer. Bien sûr, nous attendons impatiemment The Irishman, qui sortira en 2019 !Il est évident qu'avec cette stratégie, Netflix ne fait pas que s'offrir des délires. La compagnie parachève sa transformation en proposant de voir et de revoir des monuments, dans des conditions différentes de l'industrie classique du cinéma. Netflix and chill, avec De Niro cette fois ci, dans le rôle d'un énième truand qu'il incarne à la perfection; est-ce que ça va prendre chez les fans ? L'engouement est déjà démontré, comme avec Bright.J'aurais tendance à dire que la plate forme s'adapte mieux à un format série, qu'on a l'habitude de consommer en streaming. Netflix fait la guerre sur les réseaux pour marketer son offre en l'habillant de Gifs, de références internet, et en se montrant gourou du binge watching. Et pour cause, les fonctionnalités sont compatibles à l'usage que nous voulons en faire. Mais quid des monuments du cinéma ? Si Bright laisse un goût aussi infâme dans la bouche, c'est aussi parce que le format de diffusion emprisonne 90 millions de dollars sur mon écran d'ordinateur en ne répondant à aucune exigence concrète. C'était le flou artistique intégral.De Niro va-t-il casser ce mur qui sépare Netflix du cinéma. Je crois que c'est une lance thermique, là où Will Smith faisait office de marteau piqueur black et decker. Mais je crois aussi que c'est un problème de format indépassable.On attend ces bouseux au tournant, donc suis nous sur Facebook pour avoir de nos nouvelles et te venger salement si t'es pas satisfait du boulot de quelqu'un. Hop Hop Hop on se dépêche de nous suivre, sinon on te retrouvera. Va faire un tour sur le Menu pour te trouver autre chose à lire vile canaille.

Enquêtes, TélévisionCharal