Les PZK sont-ils vraiment tous des enculés ?

PZK.png

 Dans le monde de la culture, on est en droit de se poser beaucoup de questions avec le recul. Le temps passe, on se souvient de monuments d'une jeunesse, d'humains qui produisaient des repères, et ces balises destinées aux esprits en bas âges, se révèlent souvent être des daubes absolues.N'oublions jamais que le rôle social d'Iter Criminis est aussi d'assainir notre mémoire de la Culture dans le stupre et l'acide. S'attaquer au PZK, c'est vraiment faire le choix éditorial de donner des coups à un groupe adolescent déjà au sol, de les finir en public dans un but dissuasif. Faisons donc de cet exemple un cas d'école afin d'élever nos consciences, en se rependant dans la vengeance contre-médiatique. N'hésitez pas à apporter votre pierre à l'édifice en nous enrichissant de votre vision  sur la question avec un commentaire. Elle sera aussi inutile que la notre, mais sûrement qualitative et jouissive.Si à tout hasard, tu découvres les PZK au détour de cet article; fuis. Il n'est pas nécessaire de perdre ton temps sur l'autel du sacrifice, visant à rétablir un équilibre générationnel.Les PZK, c'était quoi exactement ? Composé de Sketwo, JLB, Djouz, OLF et Baobab, PZK est un groupe français qui se spécialise dans le coaching séduction et le mauvais goût en bâton. Pour les citer "PZK, même nous on ne sait pas ce que ça veut dire".https://www.youtube.com/watch?v=zMjS1i4UMYsJe ne vais pas passer par 4 chemins pour te rafraîchir la mémoire. On attaque directement le gros morceau.https://www.youtube.com/watch?v=gngJavJncSI Plusieurs trublions se proposent donc de nous expliquer ce que "les filles adorent", riche de leurs expériences adolescentes. Équipées de façon bariolés, ils commencent à répandre un cliché bas de gamme de téléphone à clapet, de housing à l'américaine et de vestiaire pour femme bien cheap. La minute pom-pom girl est prête à se déployer, pour engloutir passionnément le petit être qui découvre un jardin secret du bas du rayon. Réduit à l'état de cancrelat observateur dans un casier qui pue la sueur, le PZK s'apprête à nous faire la leçon.Les notes de piano démarrent, suivit de chœur enthousiaste qui font vibrer des pommes d'Adan comme si on branchait tous les puceaux du quartier sur le secteur. Alors, qu'est-ce que les filles adorent ?

"Les filles adorent se baladerCorps huilés sur la plageElles sont sensibles, elles tapent discute aux coquillagesElles adorent les mots doux, bisous un peu partoutQu'on soit tendre avec elles, et qu'on leur dise qu'ellessont bellesLes filles adorent plaire, adorent faire la tête, adorentles légumesEt dire "non j'me sens pas prête"Elles aiment se pomponner, sans arrêt être rassurées,entendre qu'elles sont bien sapées, savoir qu'elles sontprotégées!"

Cette délicieuse introduction à la psyché féminine met en lumière plusieurs comportements inquiétants. Si adorer les légumes est une fin en soi, taper la discute aux coquillages relève plus du symptôme. On trouve là les fruits d'une observation détaillée, riche en exemple sur la superficialité des "filles", qu'il peut toute emballer en glissant dans ce vestiaire. Ainsi les corps ne sont pas plus révélés que dans une publicité Calvin Klein, pour respecter tout de même la juste mesure de ce qui relève du connu pour ce mystérieux éphèbe vocodé.Passons au refrain, controverse philosophique de l'an 2009.

"Les filles adorentÊtre au TopDe leur FormePour Nous AutresNous les hommesFaire du sportBaiser jusqu'aux aurores"

Au delà de la forme indigente d'assembler les mots dans le présent refrain, qui ne ressemble en rien à de la poésie, on retrouve des informations précieuses. Il est donc question de furieuses envies de baiser, dans un projet X quelconque. Piscine à l'eau turquoise, modé jusqu'au bout, la démonstration de puissance des PZK est éblouissante. Nous parlons donc d'un enjeu social, être en forme les uns pour les autres, afin de se plaire dans des ébats amoureux. Sûrement pas durable, la fille est interchangeable mais l'intensité reste la même. Ils comprennent déjà la différence entre tous les échanges de fluides possibles entre deux humains de sexe différent, leur complémentarité, et permettent donc de corriger l'éducation sexuelle déviante de l'éducation nationale.Cet effort d'évangélisation se poursuit, dans une métaphore digne du mythe des androgynes.Le phénomène PZK: Mais oué quoi ! 

"Ouai, elles adorent des trucs cool, et des trucs moins coolouais tu sais...Les filles sont compliquées... mais bon les mecs aussiSans elles on serait tous gay... sans nous elles le seraientaussiMais oué quoi!"

En voilà une manière de parler à la jeunesse, de faire vendre des disques pour assoir du mauvais goût et de l'inculture. On comprend ici, une légère remise en question de l'auteur sur ses certitudes. Est-il vraiment sûr de savoir ce que les filles adorent ? Est-il vraiment sûr de savoir quoi que ce soit ? Était-il obligatoire de porter ces sandales dans ce clip ?https://www.youtube.com/watch?v=Eu-9OhZ8jYMAvec le soutient de Mickael Youn, on peut dire que sa caricature restitue bien l’incompréhension des PZK. Finalement, ils en viennent à s'ostraciser eux mêmes en se montrant exceptionnel de cliché et incompris. La soupe commerciale commence à devenir amer tant cet autosuçage de bite devient gênant.Quel est le plan exactement ? Il y a une ironie, qui mythifie cette masculinité tecktonikifiable. Mythe nietzschéen imposant recouvert de crème en tout genre, vendu par ces vers qui répètent une trentaine de fois sa beauté sans l'imposer. 90 kilos de charme et un tatouage tribal, on en rigole; mais c'est mauvais. Tout est mauvais.Ils annonçaient finalement l'idéologie de l'instagramer fitness, qui pense mettre hors de combat 99% des humains parce qu'il sait faire tourner une cuiseuses vapeur pour ses brocolis et faire des tractions lentement. Dans ce clip, ils continuent de tourner en bagnole pour inviter des gonzesses à une fête de mauvais goût. Ils ont l'air chiant, le moindre putain de sourire qu'ils souhaitent afficher sur un visage devrait muer en mutilation durable.Aujourd'hui, il est possible que les féministes nous protègent du retour d'un proto-PZK ambitieux de répandre la "culture du viol" en muant sur sa tablette de chocolat graisseuse et épilée dans des chants gutturaux d'adolescent écaillé. Interrogé sur ce sujet, une idéologue féministe absolument inconnu du grand public a déclaré à Iter Criminis au sujet de la toile de fond des PZK: "C'est trashos et ça se veut dans la légèreté. En vrai ce genre de conneries c'est l'ennemi à abattre, la glorification insidieuse des agressions et du voyeurisme"."J'y crois pas comment j'suis beau, mais j'en suis où exactement ?"Il faut savoir qu'après un Teasing insoutenable sur leur retour en 2014, les PZK ne sont pas revenus. Ils n'avaient pas "besoin d'être grand pour faire du mannequinat" mais sont allés faire des études en ballux, incertain de cette carrière incroyable.Sous la forme d'articles scriptés comme "Mais où sont les PZK ?" (c'est vrai ça, ils sont où en 2014 les PZK ? Et en 2018 ? Et en 2045 ?), ils font croire qu'ils vont à nouveau nous livrer des conseils d'enculés, sur un fond d'ironie moyenne parce qu'ils y croient vraiment. Ils vont finalement s’illustrer en annonçant la séparation du groupe sur le réseau social "Google +". Faut le faire putain.C'est de l'art d'annoncer la fin de sa carrière sur Google + pour aller faire des études de chimie en Banlieue. Même la plateforme a dû fermer parce qu'elle n'a pas marché, alors s'adresser à sa communauté dessus c'est osé. Fort d'une collaboration ultime marketing avec Swagg Man pour faire renaître leur carrière, je crois qu'on a atteint le maximum avec "Chieuse".La question c'est qu'ont-ils vendus ? Ont-ils apportés quelque chose de valeur, et avais-tu des raisons de les écouter voir de les aimer plus jeunes ? Ou as-tu été manipulé ? Est-ce que les PZK savaient ce que les filles adorent, ou est-ce que c'était bien des enculés qui vendaient du disque en faisant de la pub dans Fan2 et Actumusic, en se prenant pour des demi dieux, alors que leurs gouailles et leur mentalité est un ghetto mental ?Quelle plu-valu ? Quel sacrifice, que les PZK existent ? Et surtout, ont-ils exprimé du talent ?Je vous laisse constater les cinq ans de progrès qui sépare le début de PZK, que nous avons analysé ensemble, et la fin de PZK que vous analyserez tout seul.https://www.youtube.com/watch?v=Oa87kvhRDUIPersonne ne t'en voudra d'avoir aimé les PZK si tu vas poser ton j'aime sans faire d'histoire sur le Google + d'Iter Criminis. Ca reste entre nous, c'est promis ptn.

EnquêtesCharal